Invocation d'Ali, un livre du poète Charbel Baini, a été traduit de l'arabe en français après avoir été traduit en anglais

PSAUME 16

 -1-

L'expatriation est synonyme de larmes,

Et ma patrie est lointaine.

Ô Ali..

Décris-moi mon retour,

Mes jours manquent de joie,

La nuit, mes larmes ne tarissent pas.

-2-

Je ne compte pas le passé comme tel,

Et le présent est incapable de me guérir.

Je vis comme un étranger,

Et je n'en suis pas content;

Dis-moi un mot de consolation.

-3-

"..La patrie

Est là où tu te sens à l'aise.."

Que dis-tu?!

Ô Ali..

Tes paroles sont une source de joie,

Changeant notre raisonnement.

-4-

"..La patrie

Est là où tu te trouves.."

Explique mieux,

Ô Ali..

"..Une terre dont les limites sont invisibles

Est, malgré son étendue,

Une petite maison.."

-5-

Et l'expatriation?!

"..C'est être loin d'ALLAH

D'un frère méconnu.

Le croyant,

Priant loin de sa patrie,

Dessine ses frontières en paradis.."

-6-

Dois-je la vivre?!

"..Une vie de piété;

Dieu n'abandonne personne.

Sans lui, que vaut ta patrie?

Ta foi est ta patrie.."

-7-

Et ma poussière?!

"..Ta poussière est gagée

Dès ta naissance;

Tout ce que tu as entassé dans ton compte

Ne pourrait pas la dégager.."

-8-

Ô Ali..

Tu me donnes la paix de l'âme

Par tes mots,

Où Dieu se révèle,

Pour élargir mes horizons,

Et faire que le monde entier soit ma patrie.